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dimanche 15 mars 2026

House Of The Rising Sun, triolet (d'après la chanson de The Animals)

 

 

Quelque part en Nouvelle-Orléans
Dans la maison du Soleil Levant
Combien de garçons se sont ruinés
Quelque part en Nouvelle-Orléans
Sans pouvoir en partir, enchaînés
À leur vice, endettés, avinés
Quelque part en Nouvelle-Orléans
Dans la maison du Soleil Levant

 

dimanche 15 juin 2025

Instrumental, sextine

 

 

[boom boom] riff de guitare
[dzing dzang] coups de cymbale
[ting ting] synthétiseur
maracas [tchic tchac] basse
[doom doom dam] saxophone
[be bop] banjo tambour

charleston [tching] tambour
[bam] larsen de guitare
[hiiiii] tam-tam saxophone
clavier crash de cymbale
[sha shlaah] solo de basse
sifflets synthétiseurs

[tooooh tuuhh] synthétiseurs
[woooh] percussions tambour
[bambam] solo de basse
jazz, solo de guitare
[titiii ta tiii] cymbale
maracas saxophone

chants d’oiseaux saxophone
[bap pap] synthétiseur
violon coups de cymbale
vifs [kshh tah] gong tambour
clavier riff de guitare
folk harmonica basse

funk [tum tum] larsen basse
harmonium saxophone
[pa la pa la] guitare
[dzoïng dzang] synthétiseur
tambour [pam pah] tambour
[pam pah] coup de cymbale

au pinceau [tchic] cymbale
percussions [tang dang] basse
[tu lu du] toms tambour
solo de saxophone
congas synthétiseur
fade out à la guitare

 

 

dimanche 22 septembre 2024

One of these days, rondeau (d'après la chanson de Neil Young)


Ces jours-ci, j’écrirai à mes amis
pour les remercier de ces bons moments
que j’ai pu passer en leur compagnie.
Ce sera simple et sans grand sentiment.
Un petit mot, un rien à peine écrit.

Ni vous ni moi n’avons été distants.
Nous avons grandi, nous avons vieilli
en nous éloignant. J’y pensais souvent
ces jours-ci,

en marchant le soir, en rêvant la nuit.
Qui a coupé les ponts sinon le temps ?
Vous tous, éparpillés dans le pays
et sans doute occupés par vos vies, quand
vous m’aurez-lu, m’écrirez-vous aussi
ces jours-ci ?

 

lundi 24 juin 2024

No Surprises, sonnet irrationnel* (d'après la chanson de Radiohead)



Le cœur plein comme un dépotoir,
Tu te tues au travail. Le soir,
Ton eczéma t’irrite encore

Sans t’alarmer, sans te surprendre.

Le matin, levé à l’aurore,
Amer, tu broies déjà du noir,
Rêvant de t’en prendre au pouvoir
Que tu maudis, et qui t’ignore

Sans s’alarmer, sans te surprendre.

Tu pourrais tout réduire en cendres :
Ton joli jardin, ta maison
Quand, passée ta journée, tu rentres
Et t’aperçois, la boule au ventre,
Que tu t’y fais, à ta prison.






(*Le sonnet irrationnel est une forme fixe inventée par le poète Jacques Bens. Comme le sonnet classique, il se compose de quatorze vers mais répartis en strophes de respectivement 3, 1, 4, 1 et 5 vers, soit les premiers chiffres du nombre pi (π), qualifié de nombre "irrationnel" par les mathématiciens, d'où l'adjectif de ce sonnet. CQFD)

mercredi 3 avril 2024

Riders on the Storm, sextine (d'après la chanson de The Doors)




Vagabonds dans la tourmente,
sans dormir au même endroit,
à deux, vous courez le monde,
en chiens errants sans leur os,
en acteurs sans rôle à jouer,
vous, les tueurs de la route.

Votre esprit est en déroute.
Une obsession vous tourmente.
Quand l’un dit : « fini de jouer
on part », vous changez d’endroit.
Quelqu’un a trouvé un os
enfoui dans la terre immonde.

Tout vous accuse et le monde
entier vous déteste. « En route !
Quelqu’un a trouvé un os »
dit l’inspecteur Latourmente.
La police est à l’endroit
du crime. À son tour de jouer.

Mais c’est trop tard pour déjouer
vos plans, car quand tout le monde
vous suppose à tel endroit,
c’est bien plus loin sur la route
que vous semez la tourmente,
hideux, trempés jusqu’aux os,

en chiens errants sans leur os,
en acteurs sans rôle à jouer.
Vagabonds dans la tourmente,
à deux, vous courez le monde,
vous, les tueurs de la route,
sans dormir au même endroit.

Vagabonds de nul endroit.
Vagabonds de chair et d’os.
Vagabonds seuls sur la route.
Vagabonds qu’on veut déjouer.
Vagabonds courant le monde.
Vagabonds dans la tourmente.


lundi 8 janvier 2024

Yesterday, villanelle (d'après la chanson de The Beatles)

 

Portrait calligraphié de Paul McCartney


Hier, j'étais loin des ennuis
Qui aujourd'hui me désespèrent.
C'est au passé que je me fie

Quand je veux savoir où j'en suis,
Tapi dans l'ombre et la poussière.
Hier, j'étais loin des ennuis.

La veille est revenue sans bruit
Dans mes pensées. Je sais quoi faire :
C'est au passé que je me fie.

A présent, j'aspire à la nuit
Passée qui m'était si légère.
Hier, j'étais loin des ennuis ;

Je ne cherchais pas cet abri
Où me cacher six pieds sous terre.
C'est au passé que je me fie,

Jadis et naguère et tant pis
Si ce moment est éphémère :
Hier j'étais loin des ennuis.
C'est au passé que je me fie.


mardi 14 février 2023

See Emily Play, triolet (d'après la chanson de Pink Floyd)




La folâtre Emily s'amuse
À des jeux à dormir debout
Chacun la voit marcher confuse
La folâtre Emily s'amuse
Dans un cours d'eau grimée en muse
Trempée dans sa robe à froufrou
La folâtre Emily s'amuse
À des jeux à dormir debout

mardi 21 juin 2022

Let’s Dance, villanelle (d’après la chanson de David Bowie)

 

 
Danser dans ses pas la transe
D’un tube entendu partout.
Quand bat son plein la cadence
 
Stroboscope et flash d’ambiance
N’ont pas le feu de ses joues.
Danser dans ses pas la transe !
 
Pas un baiser d’excellence
Ne vaut sa main sur mon cou
Quand bat son plein la cadence.
 
Les sens en effervescence
Il faut, fou parmi les fous,
Danser dans ses pas la transe.
 
Sans dire un mot, la romance
Se poursuit dans nos cœurs saouls
Quand bat son plein la cadence.
 
S’en tenir à l’innocence
Des sentiments et, surtout,
Danser dans ses pas la transe
Quand bat son plein la cadence.

mercredi 20 avril 2022

A Forest, pantoum (d'après la chanson de The Cure)




 Approche et regarde
Au milieu des bois
Ton amour s’égare.
S’il se perd, suis-le

Au milieu des bois
Dans l’ombre immergé.
S’il se perd, suis-le,
Tes yeux seuls te guident.

Dans l’ombre immergé,
L’entends-tu chanter ?
Tes yeux seuls te guident.
Quelqu’un t’a hélé,

L’entends-tu chanter
De sa voix profonde ?
Quelqu’un t’a hélé
Dans l’obscurité.

De sa voix profonde
Tu crois t’approcher
Dans l’obscurité
Cerné par les arbres.

Tu crois t’approcher
Saisi par les ronces,
Cerné par les arbres.
Serait-ce un mirage ?

Saisi par les ronces,
Perdu en forêt,
Serait-ce un mirage ?
Seul, esseulé, seul

Perdu en forêt.
Tes pas dans les siens,
Seul, esseulé, seul,
Leurré par tes sens.

Tes pas dans les siens
Au matin s’effacent.
Leurré par tes sens
Encore et encore.

dimanche 13 mars 2022

Ceremony, sonnet (d'après la chanson de New Order)

 
Pour Ian Curtis

Depuis toujours mon destin me désole.
Tiré au sort, je cherche une autre issue
Au gré des tours et détours. Je m'isole,
Mais la roue tourne encore à mon insu.

Lassé de sa rengaine au vieux refrain,
Face au coup fatal je veux tenir bon.
Aucun dé pipé jeté à l'instinct
Ne m'atteint. Nulle impasse. Ô d'un rebond

Toucher le fond, dévier ma trajectoire !
À moi les dieux ! À l'aide, aléatoire !
Du compte à rebours, amputez mes jours.

Dans l'avenue au cordeau plantée d'arbres,
Il faut que le sort s'efface et, de marbre,
Perde au bras de fer en gant de velours.


vendredi 25 février 2022

Should I stay or should I go, sextine (d'après la chanson de The Clash)




Chérie j’ai besoin de savoir
Si je dois rester ou partir.
Pour toi le seul amour qui vaille
Se termine à la fin des temps.
Donc à présent tu dois me dire :
Faut-il rester ou m’en aller ?

Je n’en peux plus allez ! Allez !
A genoux tu voudrais me voir
Et tous les jours me contredire.
Je peux quand tu veux repartir.
Dis-moi s’il faut, il est grand temps,
Que je reste ou bien que j’y aille.

Que font nos vies dans la grisaille ?
Partir, rester, où vais-je aller ?
Il vaudrait mieux partir à temps :
Les ennuis, je crois, vont pleuvoir.
Oh ! Dis-moi, dis-moi de partir.
Ça me rend fou de le redire.

Partons avant de nous maudire,
Perdons la guerre et la bataille.
Reprendre à zéro, repartir.
Tranche et dis-moi de m’en aller
Avec sang froid, sans t’émouvoir.
Séparons-nous. Dis, quel printemps

Se termine à la fin des temps ?
Donc à présent tu dois me dire :
Chérie j’ai besoin de savoir
Pour toi le seul amour qui vaille
Doit-il rester ou s’en aller ?
Faut-il rester, faut-il partir ?

Je peux quand tu veux repartir.
Dis-moi s’il faut, il est grand temps,
Je n’en peux plus allez ! Allez !
Il ne faut plus nous contredire
Et quoi que je fasse, où que j’aille,
C’est à genoux qu’on veut se voir.

Anguilla anguilla

  Ce poisson, moitié ver marin, moitié serpent,  grandit dans nos cours d’eau mais provient des Antilles.  Il franchit l’océan, délaissant ...