dimanche 30 août 2026
Quatrain de la Dordogne
jeudi 20 août 2026
Sortie de "La Croix percée"
C'est aujourd'hui que sort mon premier roman, La Croix percée, aux éditions Tristram.
J'avais publié sur ce blog les premières pages (qu'on peut relire en cliquant sur ce lien.)
Un coup d’œil à la quatrième de couverture :
À la faveur d’un déménagement, le narrateur explore son nouvel environnement, une campagne villageoise, paisible et harmonieuse. Ses promenades l’amènent à découvrir un étrange et modeste monument, en forme de croix percée. Sa curiosité naturelle, son tempérament rêveur et son goût pour l’histoire locale l’incitent à élucider l’origine de cette croix, qui semble échapper à toutes les assignations traditionnelles, qu’elles soient de nature religieuse ou artistique. Chemin faisant, le narrateur s’aperçoit que la croix n’est pas aussi anonyme qu’il le croyait. Au fil du temps, une légende discrète mais tenace s’est élaborée, dont il est possible de repérer les traces. En exhumant des indices, en remontant ces pistes presque effacées, l’enquête finit par établir l’importance — aussi considérable que dérisoire — de la « Croix percée ».
Ce premier roman, par son refus du spectaculaire, de l’anecdote et des artifices du récit, apparente la démarche de Siméon Lerouge à celle d’un auteur comme W.G. Sebald, amateur lui aussi d’itinérances périurbaines, discrètement érudites et métaphysiques. Par son obsession des détails, du passé et de faits culturels enfouis, c’est une littérature d’archéologue ou d’entomologiste, élégante, profonde, loin des sentiers battus.
Si le cœur vous en dit, vous pouvez le trouver en librairie ou bien le commander ici.
La Croix percée a été sélectionné pour le prix du premier roman de la SGDL et pour le prix littéraire Le Monde.
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| Photo : Philippe Matsas |
dimanche 16 août 2026
dimanche 9 août 2026
De tête en tête
j’écoutais à la radio
une émission sur Roubaud,
mort un mois auparavant.
Je l’imaginais à Carcassonne
apprenant la mort de Jean Giono
dont il venait de lire Angelo
(le livre était près du téléphone).
Roubaud, d’un coup, se trouva dans Manosque.
Il aperçut Giono sortir d’un kiosque
en train de lire, en marchant dans les flaques,
la une évoquant la mort de Mauriac.
D’après la photo de l’auteur à Malagar,
Giono imaginait Mauriac chez lui, passant
sa bibliothèque en revue. Quand son regard
fut attiré par Le Horla de Maupassant,
Mauriac revit la maison d’Étretat
où l’écrivain terminait Bel Ami.
Maupassant, rongé par la maladie,
se souvint de Baudelaire. Il arrêta
sa page en cours. Il rêvait de la Réunion
où avait séjourné l’auteur des Fleurs du mal,
lequel avait emporté, serré dans sa malle,
un essai de Staël (De l’esprit des traductions),
qu’il lisait à bord en regardant les flots.
Il imaginait le salon de madame
de Staël qui, un soir, défendit corps et âme
Manon Lescaut, roman de l’abbé Prévost,
que, par hasard, elle avait lu en passant par Hesdin
où naquit le romancier. On trouva le fait charmant.
La nuit, elle avait rêvé de l’abbé : dans un jardin
magnifique, il lui récitait des vers, comme un amant.
C’est dans ce jardin qu’une ode
fut composée par Deshoulières
qui lut un jour sous la verrière
Le Discours de la méthode
du grand penseur né à Descartes
(bourg renommé en son honneur)
lequel, en consultant sa carte,
se mit à réciter par cœur :
« Heureux qui comme Ulysse » en indiquant l’Anjou
où vécut Joachim Du Bellay qui, plus tôt,
en se rendant à Rome avait sur les genoux
un petit volume en cuir de Clément Marot
qu’il savait mort en Italie.
Il se crut frappé de folie
quand il vit Marot puis Villon
(dont le premier fit l’édition
de ses vers) près de Turin :
l’un debout sur un talus
et l’autre, auprès d’un ravin.
De la tête, il fit salut.
dimanche 2 août 2026
Un galet, épigramme
dimanche 26 juillet 2026
Anguilla anguilla
grandit dans nos cours d’eau mais provient des Antilles.
Il franchit l’océan, délaissant sa famille
pour remonter un fleuve où s’installer, trompant
la mort de mare en mare à l’air libre en rampant.
Il paraît que, piégée dans un puits, une anguille
(c’est bien son nom) âgée d’au moins cent ans frétille
encore. Emprisonnée, sa vie reste en suspens.
Un jour, l’animal suit le courant à rebours
de son premier trajet. C’est le temps des amours,
l’appareil digestif devient reproducteur
et le poisson, toujours à jeun, n’a qu’un désir :
celui de s’accoupler peut-être et puis mourir
au fond des mers dans le lit noir des profondeurs.
dimanche 19 juillet 2026
Quatrain de la Dordogne
Le soleil dore l'eau à l'or fin mais l'ombre au bord tourne à l'étain Quatrain composé les pieds dans la Dordogne pu...
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Bertrand Lançon, Siméon Lerouge, Alice Ladonne, Hervé Lançon et Anne-Aël Ropars ont le plaisir de vous faire part de la naissance des Édit...
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Sur tous mes pieds, je suis en fer. La tête en moins, je suis un bulbe. Sans la queue, un brin de lumière. [Le logogriphe est un poème é...
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Quoi qu’on fasse, une journée ne compte que vingt-quatre heures. Les quatrains suivants s’en accommodent, tous écrits en vingt-quatre mots...








