On fait de moi du beurre ou de la crème
Mais, la queue coupée, je suis un poème.
À mon inspiration malade,
À mes chants impies, mes ballades,
Il est temps de serrer les freins.
Aux bonds impétueux, aux bravades,
Aux poignards, à mes dérobades,
Il est temps de serrer les freins.
À mes envols, mes cavalcades,
À ma vengeance, à mes toquades,
Il est temps de serrer les freins.
Au crocodile, à ses ruades,
Aux remords et aux débandades,
Il est temps de serrer les freins.
C’est fini, mon esprit s’évade.
À ma meute hagarde, en croisade,
Il est temps de serrer les freins.
(fin du deuxième chant)
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